Key Takeaways
- L’IA agentique redessine l’organisation des data offices bien au-delà de la simple productivité.
- Le Vibe Coding remet la créativité au centre en libérant des contraintes techniques.
- Le discernement humain reste la clé : déléguer n’est pas abdiquer.
- La compétence reine en 2026 : Savoir formuler la bonne question (Esprit critique).
Introduction
Ces douze derniers mois ont tout changé. Le temps que je consacrais à la création de contenu (articles de blog, posts LinkedIn) a progressivement été absorbé par un sujet qui s’est imposé comme une priorité absolue : l’IA agentique.Comment elle redessine les organisations data? Comment elle transforme concrètement la façon de gérer un business?
Voici mon retour d’expérience d’une ingénieure obsolète qui essaie de se remettre dans le bain : ce que j’ai testé, ce qui marche, ce que j’ai choisi de garder « à la main », et pourquoi.
Mes outils pref après plusieurs essais:
- Claude & Claude Code pour la recherche, le code etc.
- Veo Banana pour les images et vidéos
- Gemini pour les, recherches web, tags plan et analyses SEO (et faire challenger ce que Claude rédige)
Redéfinir les processus data : Passer au modèle « Agentic-by-design ».
La première question que je me suis posée n’était pas « quelle IA utiliser ? » mais « où est-ce que je perds du temps sans créer de valeur ? ».
L’IA agentique (des systèmes capables d’enchaîner des tâches de façon autonome), ne se contente pas d’accélérer l’existant. Elle oblige à repenser les processus depuis la base.
- Qui fait quoi ?
- Quelle tâche nécessite vraiment un regard humain ?
- Quelle étape peut être déléguée sans risque ?
Dans une organisation data, cette question devient stratégique.
| Tâche à déléguer à l’IA | Tâche à garder « Main » |
|---|---|
| Routine : Nettoyage data & Data Stewardship | Vision : Stratégie & Angle Éditorial |
| Technique : Premier jet de code / App / reporting | Qualité : Relecture & « Tone of Voice » |
| Logistique : Mise en forme & Distribution | Décision : Esprit critique & Intuition |
Sans être alarmiste, le vrai enjeu est organisationnel.
- Va-t-on avoir besoin d’autant de data steward pour corriger les données à la main ? Non.
- Va-t-on avoir besoin d’autant data owner pour rédiger et valider des définitions ? Non elle sont autopopulées et dynamiques.
La solution: Avant de déployer un agent IA, ou designer un nouveau process, cartographier l’existant et le penser “Agentic-by-design” – l’erreur est de répéter les processus comme il y a 10 ans.
Le Vibe Coding : Quand l’IA remet la créativité au centre de la technique.
J’ai commencé comme tout le monde : reformuler des emails, traduire des documents, accélérer la rédaction. Puis j’ai poussé beaucoup plus loin.
Du code, beaucoup de code avec le vibe coding (les IA codent à ta place):
Grâce à cette approche, j’ai pu réaliser seule (sans écrire une seule ligne de code):
- Une app de tracking de temps sur mesure pour mes factures.
- Des analyses data complexes sur des datasets de test.
- Une base de connaissances hors de Notion pour qu’elle reste propriétaire.
- Des rapports financiers avec un niveau de détail digne d’un audit (type BCG).
- Des moodboards et schémas bluffants (bien que le prompt engineering visuel demande une vraie courbe d’apprentissage).
La création de visuels et de vidéos avec des outils comme Veo ou Artlist est prometteuse, mais exige une vraie maîtrise des prompts. Ce n’est pas « un clic et c’est parfait ». La qualité des outputs dépend directement de la qualité de ce qu’on demande.
Ce qui m’a frappée : le vibe coding ne remplace pas la créativité, il lui redonné de la place au centre de mes activités. Quand les tâches techniques sans valeur ajoutée disparaissent, on peut enfin se concentrer sur ce qui compte vraiment: la conception, l’angle éditorial, la structure de pensée.
Pourquoi la culture est la compétence ultime en 2026.
C’est ma décision la plus contre-intuitive : je refuse de tout automatiser.
J’ai constaté un effet direct sur ma mémoire et ma capacité de rétention quand je délègue trop d’écriture à une IA. Ne plus rédiger moi-même, c’est aussi ne plus ancrer les idées.
Pour lutter contre le « AI Slop » (ces contenus génériques sans âme), je garde la main sur :
- Le squelette de mes articles : La structure de pensée doit rester humaine.
- Le vocabulaire : La relecture finale injecte mes tournures de phrases.
- Le Design : C’est même ce qui m’a poussée à me former sérieusement en design graphique. Le vibe coding, paradoxalement, m’a redonné envie de créer.
Ce que je vois, c’est une prime massive accordée à ceux qui savent formuler précisément. Savoir structurer une demande, choisir le bon niveau de détail, avec le vocabulaire exact, challenger les outputs, itérer intelligemment.
2026 sera l’année où cet écart se creuse entre ceux qui utilisent l’IA comme un outil de substitution et ceux qui l’utilisent comme un levier d’amplification. Les formations de qualité, les livres, la culture générale solide, c’est ce qui fait la différence quand on travaille avec des LLM. Garbage in, garbage out.
En 2026, il faut que j’arrive à reprendre les réseaux sociaux avec l’aide de l’IA tout en gardant la création au cœur de la démarche : l’IA gère la répétition, la distribution, l’optimisation. La voix, l’angle, l’idée originale, ça reste humain.
Derniers mots
C’était un carnet de bord qui me tenait à coeur. L’agentic AI n’est pas une menace pour les créateurs. C’est un accélérateur pour ceux qui savent ce qu’ils veulent accomplir, et qui acceptent de rester exigeants sur la qualité de ce qu’ils produisent.
Un business 100% automatisé ? Non. Un business plus lean, débarrassé des tâches sans valeur ajoutée, qui libère du temps pour ce qui compte vraiment ? Absolument.
Les entrepreneurs qui réussiront cette transition sont ceux qui investissent autant dans leur propre développement que dans leurs outils. La créativité et l’esprit critique ne s’automatisent pas, ils se cultivent.
A bientôt!
Laura