Catégorie : Data

  • Data Office! 5 tips pour passer du back-office technique au partenaire métier

    Data Office! 5 tips pour passer du back-office technique au partenaire métier

    Key Takeaways

    • Une vision claire à 3 ans évite la dispersion des efforts et aligne les attentes entre data et métiers
    • Un catalogue de services structuré transforme les demandes floues en parcours clients intelligibles
    • Une marketplace de dashboards rend la donnée accessible tout en maintenant la gouvernance
    • Un hub de ressources centralisé démocratise l’accès à l’information et réduit la dépendance au support
    • Des formations régulières créent une culture data durable et rendent autonomes les collaborateurs

     

    Introduction

    Les équipes métiers n’ont jamais été aussi demandeuses de données pour éclairer leurs décisions. Elles attendent du Data Office qu’il soit réactif, accessible et orienté solutions.

    Mais un constat s’impose : malgré des investissements croissants dans les talents et les technologies, beaucoup de Data Offices restent perçus comme des « boîtes noires » techniques. Les métiers ne savent pas vraiment ce que l’équipe data peut faire pour eux, comment formuler leurs demandes, ni où trouver les dashboards dont ils ont besoin. Résultat : frustration côté métier, saturation côté data.

    Recentrons donc les Data Offices autour de l’expérience utilisateur, comme un centre de services à valeur ajoutée. En clair : votre Data Office doit se marketer en interne comme n’importe quel département qui veut avoir de l’impact.

     

    1. Clarifier la vision et le scope à 3 ans

    La première raison pour laquelle les métiers ne comprennent pas votre Data Office ? Vous n’avez probablement jamais clarifié ce que vous faites et ne faites pas.

    Un Data Office sans vision claire devient inévitablement une équipe de support technique surchargée. Chaque nouvelle demande est traitée au cas par cas, sans filtre stratégique. Les métiers pensent que « tout est possible », l’équipe data croule sous les sollicitations, et personne n’est satisfait.

    Une solution : définir un plan à 3 ans qui fixe le périmètre d’action. Cette vision doit répondre à trois questions simples :

    • Quels sont nos 3-5 chantiers prioritaires pour les 36 prochains mois ?
    • Quels types de demandes métiers sont dans notre scope (et lesquelles ne le sont pas) ?
    • Quelles capacités allons-nous développer, et dans quel ordre ?

    Pourquoi pas plus long terme: les produits et projets sont plus courts qu’avant, et la technologie évolue rapidement. Il ne sert donc à rien d’organiser opérationnellement à plus de 2-3 ans.

    Concrètement, cela se traduit par un document d’une page maximum qui explique que votre Data Office se concentre, par exemple, sur la fiabilisation des données RH et ventes, le développement de dashboards opérationnels, et la formation des équipes. Tout le reste, analyse prédictive avancée, projets IA expérimentaux, migration de systèmes legacy, arrive plus tard ou n’est pas dans le scope.

    Cette clarification permet de dire « oui, mais plus tard » plutôt que de refuser sèchement ou d’accepter en sabotant vos priorités. Les métiers comprennent enfin où vous allez, et peuvent anticiper quand leurs besoins seront adressés.

    Organisez une session trimestrielle avec les représentants métiers et techniques pour partager l’avancement de votre roadmap, les priorisations et points ouverts, un peu comme les PI Planning.

    2. Structurer un catalogue de services intelligible

    Trop de Data Offices communiquent sur ce qu’ils font avec des formulations vagues : « nous gérons la donnée », « nous assurons la gouvernance », « nous créons des Power BI ». Pour un directeur commercial ou un responsable supply chain, c’est aussi clair qu’un menu de restaurant entièrement en Maya.

    Passez d’une logique de compétences techniques à une logique de services métiers. Votre catalogue doit lister 5 à 7 offres concrètes, chacune décrite comme un produit avec ses prérequis, ses délais, et ses livrables.

    Exemples de services types :

    • Création de dashboard métier : livraison en 3 semaines, nécessite un référent métier identifié et une liste de KPIs prioritaires
    • Formation data literacy : sessions mensuelles de 2h, adaptées par niveau (débutant, intermédiaire, avancé)
    • Audit qualité de données : diagnostic en 2 semaines sur un périmètre défini, rapport avec plan d’action
    • Support self-service : accompagnement à l’utilisation des outils BI existants, réponse sous 48h
    • Conseil gouvernance : aide à la définition de règles métiers et de processus de validation

    Ce modèle de « self-service assisté » est clé : vous rendez autonomes les métiers sans les abandonner. Ils peuvent accéder aux dashboards eux-mêmes, mais savent qu’ils peuvent faire appel à vous pour des besoins plus complexes ou de la formation.

     

    3. Créer une marketplace de dashboards gouvernée

    Voici un problème universel : votre entreprise compte probablement 50+ (ou des milliers) de dashboards dispersés entre Power BI, et Excel partagés, et quelques outils maison. Personne ne sait vraiment ce qui existe, qui en est responsable, ni si les chiffres sont à jour.

    Résultat : les métiers redemandent sans cesse des visualisations qui existent déjà, ou utilisent des dashboards obsolètes sans le savoir. Le Data Office passe son temps à recréer l’existant ou à corriger des décisions prises sur de mauvaises données.

    La solution : une marketplace centralisée qui rend tous les dashboards accessibles facilement et référencés. Pensez à cela comme un Netflix interne pour la donnée. Trois dimensions sont essentielles :

    • Découvrabilité : chaque dashboard est catégorisé par fonction métier (ventes, RH, supply chain), par fréquence d’usage (quotidien, hebdomadaire, mensuel), et par mots-clés. Un commercial qui cherche « performance région » trouve immédiatement les 3 dashboards pertinents.
    • Statut transparent : chaque dashboard affiche clairement s’il est actif, en maintenance, obsolète ou en cours de migration. Fini les confusions entre « l’ancien tableau qui ne marche plus » et « le nouveau qui n’est pas encore prêt ».
    • Propriétaire identifié : pour chaque dashboard, un responsable métier et un référent technique sont clairement mentionnés. Les utilisateurs savent à qui s’adresser pour des questions ou des évolutions.

    Cette marketplace ne demande pas d’investissement technique lourd. Un simple intranet avec une page dédiée, un tableau structuré et une barre de recherche suffisent. L’important est la discipline : chaque nouveau dashboard doit être référencé, chaque dashboard obsolète doit être archivé.

     

    4. Centraliser les ressources sur un hub dédié

    Les métiers ont des questions simples : « Comment demander un accès aux données produits ? », « Quelle est la définition officielle du chiffre d’affaires net ? », « Qui a déjà utilisé les données fournisseurs pour un projet similaire ? ». L’option facile envoyer un email au Data Office, qui répond individuellement, encore et encore.

    Un hub de ressources centralisé transforme cette dynamique réactive en approche proactive. Créez un espace dédié qui regroupe tout ce dont les métiers ont besoin pour être autonomes.

    Quatre idées rubriques pour ce hub :

    • FAQ vivante : les 20-30 questions récurrentes avec des réponses claires et régulièrement mises à jour. Pas un document Word de 40 pages, mais des fiches courtes, une question = une réponse.
    • Guides pratiques : tutoriels pas à pas pour les actions courantes (créer un rapport dans Power BI, comprendre la différence entre deux sources de données, formuler une demande au Data Office). Privilégiez les formats courts : vidéos de 3 minutes, fiches PDF d’une page.
    • Success stories : exemples concrets de projets data réussis dans l’organisation. Le service client qui a réduit son temps de traitement grâce à un nouveau dashboard, l’équipe achat qui a identifié 200K€ d’économies en analysant les données fournisseurs. Ces cas d’usage inspirent et montrent la valeur concrète du Data Office.
    • Actualités data : une newsletter mensuelle qui partage les nouveaux dashboards disponibles, les formations à venir, les changements dans les processus. Cela maintient le Data Office visible et dynamique.

    L’erreur classique est de créer ce hub puis de l’abandonner après 3 mois. La clé est la mise à jour régulière : assignez un responsable éditorial qui actualise le contenu chaque mois, sollicite des retours métiers, et fait vivre cet espace.

    5. Former et évangéliser en continu

    La formation ponctuelle ne suffit pas. Former 50 personnes une fois par an puis les laisser se débrouiller crée de la frustration, pas de l’autonomie. Les collaborateurs oublient ce qu’ils ont appris, les outils évoluent, les nouveaux arrivants sont perdus.

    Créez des rituels de formation réguliers qui s’intègrent au quotidien de l’organisation. Trois formats ont fait leurs preuves :

    • Lunch & Learn mensuels : une heure sur le temps du déjeuner, un sujet data concret (comprendre les indicateurs de performance, utiliser les filtres avancés, interpréter un dashboard financier). Format court, interactif, avec un replay pour ceux qui ne peuvent pas venir.
    • Ateliers métiers trimestriels : sessions de 2-3 heures adaptées à chaque fonction. Les commerciaux apprennent à exploiter les données CRM, les RH à analyser les turnover, la supply chain à anticiper les ruptures. Vous parlez leur langage, pas le vôtre.
    • La hotline : une communauté Teams (ou Slack) où n’importe quel collaborateur peut poser ses questions data. Pas de présentation formelle, juste du support à la demande et de l’entraide. Cela crée une proximité et désamorce l’image de « tour d’ivoire technique ».

    L’important est d’adapter le contenu au niveau de maturité. Les débutants ont besoin de comprendre ce qu’est une donnée propre avant de parler gouvernance. Les power users veulent des tips avancés et des nouveautés. Segmentez vos audiences.

    Mesurez l’impact de ces formations : suivez le taux de participation, le nombre de questions posées, et surtout la diminution des tickets de support basiques. Si vos formations fonctionnent, vous devriez voir moins de demandes du type « comment accéder à ce dashboard » ou « pourquoi ces deux chiffres ne matchent pas ».

    Les Data Offices les plus matures consacrent au moins 15-20% du temps de leur équipe à la formation et à l’évangélisation. Ce n’est pas du temps perdu : c’est de l’investissement qui réduit la charge opérationnelle et accélère l’adoption.

    Derniers mots

    Le véritable changement réside dans le mindset : traiter les métiers comme des clients, pas comme des demandeurs. Cela implique de penser produit, expérience utilisateur, et communication continue. Les Data Offices qui réussissent sont ceux qui se marketent en interne avec autant de soin qu’un département commercial qui cherche à conquérir des parts de marché.

    L’enjeu n’est pas seulement technique. Il est organisationnel, culturel, et stratégique. Les entreprises qui positionnent leur Data Office comme un partenaire métier indispensable plutôt qu’un centre de coûts technique se donnent un avantage compétitif durable.

    BYMADA se positionne à l’avant-garde de cette transformation, en accompagnant les organisations dans la structuration et l’animation de leurs Data Offices pour maximiser leur impact métier.

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    A bientôt!

  • Façonner l’avenir avec un académie data & IA en 5 points

    Façonner l’avenir avec un académie data & IA en 5 points

    Key Takeaways

    • Alignez vos objectifs de formation sur vos résultats business: pas que sur des compétences techniques déconnectées du terrain
    • L’engagement des apprenants est crucial: adoptez une approche marketing et créez un écosystème d’apprentissage glam’
    • Personnalisez les parcours selon les personas: l’IA générative transforme les besoins en compétences de chacun
    • Mixez les modalités d’apprentissage: vidéos, communautés, tables rondes et sessions live se complètent
    • Mesurez l’impact réel: au-delà des taux de complétion, trackez les gains de productivité liés à l’IA

     

    Introduction

    77% des collaborateurs recherchent activement des opportunités de montée en compétences en data et numérique. Ce chiffre, issu d’une enquête PwC auprès de 32 000 travailleurs, prend une nouvelle dimension en 2026. Selon le Global Learning & Skills Trends Report 2026 d’Udemy Business, l’IA et les compétences data figurent parmi les priorités absolues de formation pour les organisations.

    Les sociétés qui construisent des académies intégrant data et IA préparent leurs collaborateurs à un environnement de travail radicalement différent. Voici 5 best practices pour construire une académie data & IA en 2026.

     

    1. Lier l’apprentissage aux résultats business transformationnels

    Former 1000 personnes à ChatGPT ou Python ne garantit aucun impact métier si ces compétences ne sont pas appliquées concrètement. Les académies performantes formulent leurs objectifs différemment.

    Au lieu de « upskiller 500 collaborateurs en IA générative », elles visent « réduire de 30% le temps de création de reportings grâce à l’automatisation assistée par IA ». Au lieu de « former au machine learning », elles ciblent « améliorer la précision des prévisions supply chain de 15% ».

    Cette approche permet de prioriser quand le budget se resserre. L’IA générative pour automatiser la documentation technique aura peut-être plus d’impact immédiat que la formation avancée en deep learning. Vos indicateurs deviennent clairs : réduction des tickets support data, amélioration de la qualité des reportings, accélération des cycles de décision.

     

    Les organisations qui alignent leurs académies data & IA sur des objectifs business concrets constatent un taux d’adoption des outils IA trois fois supérieur. La clarté du « pourquoi » accélère le passage à l’action.

    2. Faire de l’engagement LA priorité absolue

    Construire un catalogue de formation, ne suffit plus. L’engagement constitue le principal défi des académies, particulièrement sur l’IA où la courbe d’apprentissage peut intimider.

    Les tactiques qui fonctionnent combinent visibilité et démonstration concrète. Créez un programme « use case IA du mois » qui met en avant les collaborateurs ayant obtenu des gains mesurables. Proposez des défis IA courts (30 minutes) où les participants résolvent un problème réel.

    Un data analyst qui a divisé par trois son temps d’analyse grâce à l’IA inspire plus qu’un cours théorique. Les « lunch & learn » s’avère particulièrement efficace : vos early adopters partagent leurs découvertes lors de sessions courtes. Les participants repartent avec des idées concrètes à tester l’après-midi même.

    Attention, faites un vrai lunch, pas une réunion Teams déguisée sur un temps de pause!

    Au-delà de l’animation, l’engagement repose sur la sécurité psychologique. L’anxiété liée au remplacement par l’IA reste un frein majeur. Intégrez une dimension éthique dès les premiers modules : l’IA est là pour augmenter l’humain, pas pour le substituer. Un collaborateur qui comprend les limites de l’IA n’en a plus peur.

    3. Créer un écosystème multimodal d’apprentissage

    L’apprentissage par vidéo seule montre vite ses limites. Les académies performantes orchestrent différentes modalités complémentaires.

    Commencez par des cours en ligne orientés pratique : vos apprenants doivent pouvoir interroger une base de données en langage naturel dès la première heure. Complétez avec une communauté de pratique où ils partagent leurs prompts efficaces et cas d’usage. Ces espaces deviennent rapidement des bibliothèques vivantes de bonnes pratiques.

    Un outil puissant à mettre en place : la « Prompt Library » interne. Plutôt que de laisser chaque collaborateur réinventer la roue, centralisez les meilleures instructions testées pour vos métiers : le prompt idéal pour synthétiser un comité de direction, la structure pour générer du code SQL, le guide de style pour le service client. Cette bibliothèque transforme l’apprentissage individuel en intelligence collective actionnable.

    Intégrez des contenus variés : podcasts sur les évolutions IA, webinaires avec démos live, guides pratiques, articles de veille. Cette approche multicanale maintient vos apprenants à jour sans les submerger.

    Les hackathons IA constituent des moments forts impactants. En 48 heures, des équipes mixtes prototypent des solutions sur des problèmes réels. Ces événements créent des preuves de concept et génèrent un enthousiasme durable.

    Selon le rapport Udemy Business 2026, les organisations qui combinent au moins quatre modalités d’apprentissage constatent un taux de complétion significativement supérieur.

    4. Personnaliser les parcours selon les personas

    La data literacy n’est jamais universelle, et l’IA amplifie cette diversité de besoins. Un directeur commercial, un analyste marketing et un data scientist n’ont ni les mêmes usages ni les mêmes objectifs.

    Identifiez vos personas redéfinis par l’IA :

    • Les IA-assisted workers automatisent des tâches répétitives : rédaction d’emails, synthèse de documents, recherche d’informations
    • Les IA-powered analysts génèrent des insights plus rapidement via l’analyse exploratoire assistée et les visualisations automatiques
    • Les IA builders développent et déploient des solutions IA custom en maîtrisant les aspects techniques

    Pour chaque persona, définissez les compétences essentielles. Un responsable marketing gagnera plus à maîtriser l’analyse de sentiment client qu’à comprendre les architectures de transformers. Un data analyst bénéficiera davantage d’une formation à la détection d’anomalies automatique.

    5. Mesurer l’impact réel et itérer continuellement

    Les académies performantes trackent bien au-delà des taux de complétion. Mesurez l’adoption réelle : combien de collaborateurs utilisent activement les outils IA ? À quelle fréquence ? Pour quels cas d’usage ?

    Les indicateurs de productivité vont plus loin : temps gagné sur les tâches répétitives, accélération des cycles d’analyse, réduction des erreurs. Comme le recommande Pollen dans son guide, l’approche progressive avec mesure des résultats permet d’ajuster rapidement.

    Bouclez la boucle en mesurant l’impact sur vos objectifs transformationnels initiaux. Si vous visiez une réduction des délais de production de rapports, trackez cette métrique avant et après formation. Cette mesure d’impact business justifie vos investissements.

    Le rapport Udemy Business 2026 révèle que les organisations qui mesurent systématiquement le ROI constatent des gains de productivité mesurables et un taux de rétention des talents significativement supérieur.

    Derniers mots

    Ces 5 best practices transforment une simple bibliothèque de cours en véritable accélérateur de transformation data & IA. Les organisations qui réussissent en 2026 lient formation et résultats concrets, créent un environnement d’apprentissage engageant, personnalisent les parcours selon les usages métiers, et mesurent rigoureusement les gains générés.

    BYMADA se positionne à l’avant-garde de la transformation data & IA, en accompagnant les entreprises dans la construction d’académies performantes qui préparent réellement les collaborateurs à travailler efficacement avec l’intelligence artificielle.

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    A bientôt!

  • Les tendances data pour 2026 : de l’Ambition à l’Exécution

    Les tendances data pour 2026 : de l’Ambition à l’Exécution

    Key Takeaways

    • L’IA générative et les Agents augmentent les capacités humaines sans les remplacer, démocratisant l’accès aux données
    • Les architectures décentralisées (type Data Mesh) transforment les données en véritables produits business
    • La gouvernance devient adaptative, automatisée et intégrée aux workflows
    • La préparation des données conditionne le succès des initiatives IA
    • La culture data est LE pilier indispensable de la transformation

     

    Introduction

    Les métiers n’ont jamais été à la fois aussi exigeants et perdus dans la complexité. Ils attendent de la donnée qu’elle soit fiable, accessible, actionnable.

    Mais un constat s’impose : malgré les investissements par les data offices, les outils modernes et les expérimentations difficiles à scaler, beaucoup d’organisations peinent encore à transformer leurs essais data en gains réellement mesurables et à exploiter les plateformes à 100%.

    C’est précisément pour cela que 2026 doit être une année de simplification et consolidation des fondamentaux. Une année où l’on arrête de courir après chaque nouveau concept, pour se concentrer sur ce qui crée vraiment de la valeur : des process maîtrisées, une gouvernance adaptée, une exécution disciplinée, et des cas d’usage alignés sur les besoins métiers.

    En clair, 2026 sera l’année où l’on fera surtout « ce qui est utile pour le business ».

    Ce qui a marqué 2025

    • L’entrée en vigueur de l’EU AI Act
    • La CSRD et autres réglementations demandant des audits de plus en plus rigoureux
    • La popularisation de l’IA générative et agentique dans nos pratiques data quotidiennes
    • Des apprentissages clés sur la scalabilité et la sécurité du « vibe coding »
    • L’émergence d’éditeurs proposant des outils « IA flex » sans véritables fondamentaux

     

    Les 5 tendances majeures pour 2026

    1. La gestion augmentée des données : le partenariat IA-humain

    La gestion augmentée des données (Augmented Data Management) utilise l’IA et le Machine Learning pour améliorer chaque aspect du travail data : du tagging de métadonnées à la génération de schémas, en passant par l’optimisation des requêtes, les recommandations de pipelines et la qualité des données.

    Concrètement, cela se traduit par :

    • Des interfaces en langage naturel qui permettent aux utilisateurs métiers de poser des questions en français et de recevoir des requêtes SQL, des visualisations ou des insights, sans compétences techniques spécialisées
    • Des catalogues de données alimentés par l’IA qui classifient automatiquement les données sensibles, infèrent les relations et suggèrent des jeux de données pertinents
    • Des outils de qualité prédictifs qui anticipent les problèmes avant qu’ils ne surviennent

    Le résultat ? une barrière à l’entrée fondamentalement plus basse pour travailler avec les données.

    En 2026, les organisations qui exploitent la gestion des données augmentée par l’IA pourront soutenir un self-service plus large, opérer plus efficacement et faire évoluer leurs capacités data sans augmenter proportionnellement leurs effectifs.

    2. Data Mesh et produits de données : démocratiser et monétiser l’information

    Le modèle traditionnel d’équipes data centralisées peine à répondre à d’infinies demandes métiers. Deux approches complémentaires émergent pour y remédier.

    • L’architecture Data Mesh distribue la propriété et la responsabilité entre les domaines métiers. Dans ce modèle, chaque fonction (finance, produit, RH) prend possession de ses données comme de véritables produits. La philosophie mesh combine une propriété décentralisée orientée domaine avec des plateformes en self-service. Avec la Domain Ownership, les pipelines de données deviennent eux-mêmes des produits qui doivent répondre à des standards de qualité et de fiabilité.
    • Les produits de données (Data Products) traitent la donnée comme du software : packagée, versionnée, documentée et certifiée pour la réutilisation. Un produit de données diffère d’un simple dataset : c’est une combinaison intégrée de données, métadonnées, sémantiques et logique d’implémentation. La donnée est découvrable, documentée et partageable pour des résultats métiers spécifiques.

    En 2026, les organisations nomment des data product owners, responsables de l’usage et de l’intégrité de leurs data products. Des catalogues internes servent de moteurs de découverte où les utilisateurs métiers parcourent les datasets disponibles comme dans une boutique en ligne. Des marketplaces de données (Snowflake, AWS Clean Rooms) permettent même de partager ou monétiser ces actifs informationnels.

    Le succès nécessite cependant une forte culture data avec des data stewards responsabilisés et des outils partagés pour éviter le bazar entre équipes distribuées.

    3. La gouvernance adaptative : de la contrainte à l’enabler

    La gouvernance adaptative est une approche flexible qui s’ajuste aux besoins changeants d’une organisation. Contrairement à une gouvernance de données classique, elle est proactive et collaborative, permettant aux politiques de données d’évoluer avec la croissance de l’entreprise, les avancées technologiques et les nouvelles réglementations.

    La gouvernance de données doit donc suivre les principes agiles:

    • Collaboration : Impliquer toutes les parties prenantes (équipes métier, IT, data) pour instaurer une culture de confiance et de partage.
    • Scalabilité: Concevoir des processus modulaires et automatisés capables de s’adapter à l’augmentation du volume de données.
    • Proactivité : Anticiper les problèmes de qualité ou d’accès aux données avant qu’ils ne deviennent critiques (notamment avec l’aide des outils d’observabilités)
    • Agilité : Adopter une approche itérative permettant d’ajuster rapidement les règles en fonction des retours d’expérience.
    • Conformité : S’aligner en continu sur les réglementations (RGPD, EU AI ACT, etc.)
    • Amélioration continue : Utiliser des OKR pour évaluer et affiner constamment le cadre de gouvernance.

    La gouvernance adaptative ne cherche pas à restreindre l’usage des données par des règles fixes, mais à créer un cadre évolutif qui soutient l’innovation tout en maîtrisant les risques.

    En 2026, les organisations doivent s’appuyer sur des plateformes de métadonnées actives (comme celle proposée par Atlan, Data Galaxy, Purview) qui permettent d’automatiser le lignage des données, de faciliter la découverte et d’intégrer la gouvernance directement dans le flux de travail des utilisateurs.

    4. Culture data: le pilier indispensable de la transformation

    De nombreuses entreprises reconnaissent que la data literacy sous-tend une approche mature de la gestion des données et l’utilisation réussie de l’IA. Dans l’enquête TDM 2025, les répondants identifient la data literacy comme l’un des plus grands défis de gestion des données et l’un des sujets les plus précieux pour la formation et le contenu éducatif.

    Les professionnels ont souligné un besoin de formation sur :

    • La gouvernance et la qualité des données
    • La stratégie data
    • L’IA et le Machine Learning

    En 2024 et 2025, dans les grandes entreprises, nous avons vu le déploiement de programme “IA pour tous” permettant de démocratiser la compréhension de l’IA. Maintenant, il faut aller plus loin, et cela cela passe par la construction de parcours, notamment avec des mix de contenus internes et externes (pour la relevance des informations), programmes certifiants etc.

    En 2026, les plans de formations data sont priorisés et standardisés autours de compétences critiques et adaptées à l’ensemble des personas de l’entreprise. Aussi la culture ne passera plus seulement par des formations descendantes, mais par l’infusion de profils data au sein même des métiers comme les « Community of Practice » ou de « Data Champions ».

    5. Les données prêtes pour l’IA : combler le gap entre ambition et réalisation

    La préparation des données est le principal facteur contribuant à l’écart entre l’ambition IA et la réalisation IA. La disponibilité et la qualité des données restent le premier obstacle à une mise en œuvre réussie de l’IA.

    Les données prêtes pour l’IA vont bien au-delà de la qualité traditionnelle. Elles nécessitent de prouver l’adéquation pour des cas d’usage IA spécifiques à travers trois dimensions critiques :

    • Représentativité : les données correspondent-elles au cas d’usage ?
    • Qualification continue : pouvez-vous prouver l’adéquation des données à grande échelle ?
    • Gouvernance IA robuste : gérez-vous le biais, la dérive et la conformité ?

    L’IA générative présente un double défi. Les organisations se précipitent pour implémenter la GenAI dans leurs opérations, tandis que la GenAI s’appuie fortement sur des modèles pré-entraînés par des fournisseurs. Cela fait de la donnée la principale source de différenciation et d’avantage concurrentiel. Les organisations sans pratiques de données prêtes pour l’IA font face à des retards de projet, des résultats erronés, des violations de conformité et des résultats biaisés.

    En 2026, Les organisations mettent en œuvre une gestion active des métadonnées, des frameworks complets de qualité des données et une observabilité continue. Elles diversifient les sources de données pour réduire les biais, établissent des standards minimaux de données pour chaque cas d’usage et créent des boucles de feedback entre les équipes de gestion des données et d’IA.

    Derniers mots – Retour aux fondamentaux pour des gains mesurables

    Ces cinq tendances représentent un retour aux fondamentaux de la gouvernance de données, enrichis par les innovations technologiques récentes. L’automatisation pilotée par l’IA transforme les tâches routinières, les approches décentralisées réduisent les silos, la gouvernance adaptative garantit la conformité sans friction, et les données prêtes pour l’IA ouvrent la voie à une véritable création de valeur.

    Les entreprises qui embrassent ces tendances se positionnent pour un avantage concurrentiel long-terme. Les organisations qui réussiront seront celles qui forment et capitalisent sur les compétences data de leurs employés. Comprendre l’avenir de la gestion des données est essentiel pour naviguer dans cette nouvelle vague de transformation digitale.

    BYMADA se positionne à l’avant-garde de la gestion moderne des données, en offrant une expertise qui adresse ces tendances émergentes. Les organisations travaillant avec BYMADA peuvent compter sur une transmission aux équipes Tech et Métier de son expertise pour plus d’impacts.

    A bientôt!

  • À quoi servent les data domains ?

    À quoi servent les data domains ?

    Salut l’équipe 👋,

    Vous êtes-vous déjà demandé comment les entreprises parviennent à gérer des tonnes de données sans s’emmêler les pinceaux ? La réponse tient en deux mots : data domains.

    Ces concepts, populaires avec les data mesh et data products, sont pourtant des outils puissants pour structurer et exploiter les données de manière optimale. Plutôt que de se noyer dans un océan d’informations, imaginez organiser tout cela comme une bibliothèque bien ordonnée. Intrigué ? On vous explique tout !

     

    Un data domain, c’est quoi exactement ?

    L’une des approches de gouvernance de données, consiste à organiser les données en catégories logiques appelées domaines de données (ou data domain), alignées sur différentes fonctions Métiers (employés, finances, legal, etc.).

    De cette façon, le Métier établi une autorité, plus précisément il défini les regroupements de données qui ont une même thématique indépendamment des processus et départements. La définition des data domains est structurante pour une entreprise puisqu’elle permet de responsabiliser les métiers sur la qualité de leurs données par data domains et permet d’organiser, hiérarchiser la donnée en suivant une logique métier et donc plus facilement exploitable par exemple lors de réalisation de tableau de bord, des rapports DQM,…

    ✨ Donc un domaine de données est un moyen d’organiser et de regrouper des ensembles de données interdépendants nécessaires à la réalisation d’un objectif commun. Il met l’accent sur la responsabilité des équipes Métiers sur les données et les applications qu’elles possèdent.

    ✨ Les domaines de données aident à organiser et à gérer efficacement les données en regroupant les informations connexes. Cette structuration est bénéfique pour la gouvernance des données, la qualité des données et pour garantir que les données sont traitées et comprises de manière appropriée dans toute l’organisation.

      Par exemple, dans une base de données de vente retail vous pouvez avoir des domaines de données pour les produits, les clients, les et l’inventaire. Chacun de ces domaines contiendrait des données liées à sa catégorie spécifique.

      Le domaine RH contient des données de type Employé, Embauche, Familles d’emplois, Mobilité, etc. Il n’existe pas de méthode définie pour procéder, il s’agit simplement de la manière la plus logique de diviser les actifs de données en groupes ayant une fonction, un impact et un type de propriété similaires.

      👉 En résumé, chaque domaine est comme un tiroir bien ordonné dans le grand classeur de votre entreprise.

       

        Les data domains dans le détail

        Maintenant, comprenons la hiérarchie des data domaines. Cette hiérarchie s’articule autour de 4 niveaux, allant du plus général – data domain (qui permet d’établir le modèle conceptuel de données) au plus spécifique – Data elements (qui permet d’établir le modèle physique de données), classifiant ainsi les données selon leur nature et leur utilisation.

         

        Rôles autour d’un Domaine de Données

        En nous concentrant sur un seul domaine de données, nous pouvons identifier différents profils et équipes qui interagissent et collaborent. Ces rôles peuvent être organisés en 3 catégories :

         

        Équipe métier

        Les équipes métier responsables d’un domaine de données sont chargées du contenu qu’elles exposent aux autres équipes métier.

        Il doit y avoir un Responsable du Domaine de Données (Data Domain Owner) et un ou plusieurs Gestionnaires de Données (Data Stewards).

        Les sujets suivants doivent être pris en charge par chaque domaine :

        • Définir lemodèle de données, des standards, de la source de référence (golden source) et des indicateurs clés de performance (KPI) du domaine.
        • Assurer le partage correct des données avec les consommateurs de données (internes et externes).
        • Garantir la découvrabilité et le suivi de la qualité des ensembles de données.

         

        Équipe IT

        Les équipes IT sont responsables de la conception, de la construction et de la maintenance des plateformes de données avec des profils tels que les architectes de données et cloud, et les ingénieurs en sécurité. Dans certaines organisations, les Gestionnaires de Données Techniques (Data Custodians) sont les interlocuteurs IT des Gestionnaires de Données.

        Sujets pris en charge par l’équipe IT :

        • Services exposés pour l’autonomie des autres équipes.
        • Mise en place et gestion de l’infrastructure des plateformes de données.
        • Formations sur la plateforme, les processus partagés, etc.

         

        Equipe Data

        Les équipe data accompagnent le Métier dans l’usage des data domains. Ils aident également à structurer et organiser la gouvernance de la donnée avec le Métier.

        Sujets pris en charge par l’équipe data:

        • Documenter, formaliser le cycle de vie de la donnée, les règles de gestion de doublons, de transformations de la donnée

        • Fournir le socle technique pour faire vivre les data domains: ils fournissent à l’équipe IT leurs besoins pour créer les plateformes de données (datalake,…), les catalogues de données, les outils de qualité de donnée ou de reporting

        • Traduire avec l’accompagnement d’un IT, des besoins métiers pour exposer la donnée (extraction, APIsation, dashboarding)

         

         

        En conclusion, les équipes métier sont responsables du contenu qu’elles exposent aux autres équipes, avec le soutien des équipes IT et Data.

        Derniers mots – Trouver le bon équilibre

        Les données nécessitent une attention particulière et ne peuvent pas être laissées uniquement à l’IT. La vision consiste à créer des domaines de données logiques, alignés avec les équipes métier, disposant d’une certaine autonomie dans leur fonctionnement et d’un certain contrôle sur la manière dont elles partagent les référentiels et les ensembles de données.

        Cette vision nécessite des rôles dédiés aux données et des processus harmonisés pour définir et maintenir les données selon des règles et politiques établies. Chaque domaine de données sera soutenu par une solution technologique (c’est-à-dire, la manière d’organiser physiquement les données).

        ✏️ Vous souhaitez en savoir plus? Découvrez notre formation Le Mod’Op Data Manager ou discutez avec nous par email!

        A bientôt!

      • Une académie data comme accompagnateur de la transformation

        Une académie data comme accompagnateur de la transformation

         Salut l’équipe 👋,

        Comment démocratiser la culture data et favoriser l’adoption rapide des nouvelles compétences ? C’est une question qui a plusieurs réponses, et je vais partager (en partie) la mienne.

        Les besoins par exemple, peuvent venir de plusieurs côté :

        • Les formations pour apprendre à maîtriser de nouveaux outils ou processus
        • Les formations pour apprendre des concepts de base (comme le data management, data architecture etc.)
        • Les formations règlementaires comme l’IA devenue obligatoire depuis le 2 février 2025.

        Une des solutions que je recommande, est la création d’une académie interne dédiée à la data, rattachée au Chief Data Officer ou équivalent). Attention, une académie data n’est pas seulement un programme de data literacy ou un framework, mais une constellation d’actions autour l’apprentissage, l’awareness et l’expérimentation de la data. Une académie data est créée pour accompagner le changement de la culture d’entreprise.

        En structurant l’apprentissage en lien avec le contexte actuel de votre entreprise, en encourageant l’expérimentation et en valorisant les efforts, une académie data peut devenir un véritable moteur de transformation et d’innovation.

         

        Voici mes 6 principes 👇

         

        Les 6 principes d’une académie data

        1/ Data General Knowledge ou connaissance data générales. Ce sont des cours autour de concepts clefs, plutôt théoriques, qui permettent de comprendre les concepts data. Ces cours peuvent être complétés par des informations générales de votre stratégie data et de votre entreprise, pour plus de mise en contexte.

        2/ Les connaissances projets qui contient toute la documentation de manière standardisée et structurée de vos projets data. Par exemple pour vos master data, data catalog etc. Ces contenus sont 100% liés à votre entreprises.

        3/ Le savoir opérationnel, c’est comme je dirai le ciment, qui permet de lier vos connaissances data générales et de pouvoir les appliquer dans les projets ou processus. Cela se concentre plus sur les How-Tos.

        4/ Ayez l’âme d’un créateur de contenus, et mettez en place un calendrier et une approche marketing pour donner envie aux employés de consommer et réagir aux contenus. You know me, j’adore exprimer de façons visuelle les concepts sur mon insta @bymadafr

        5/ Rendre certains contenus obligatoires dans la carrière d’une employés (comme la data privacy et security), et s’assurer qu’à chaque moment vous souhaitez créer de la valeur et up-skiller les personnes. C’est aussi reconnaître les intiatives personnelles des personnes pour en apprendre plus.

        6/ Ayez tout le contenu centralisé et avec une belle UI, afin que les personnes soient contentes et trouvent facilement le contenu dont ils ont besoins. Dans les grandes ou moyennes entreprises, il est facile d’avoir des silos et donc des actions en doublons. Les académies permettent de coordonner les efforts entre les différentes équipes.

         

         

        Quelques astuces pour démarrer simplement

        Une erreur fréquente est de vouloir tout faire en une fois. Aussi vous pouvez avoir deux choix :

        • Une académie ou vous intégrez des groupes de personnes en particulier et vous déployez sur ces groupes (Plus rapide, souvent un engagement moyen)
        • Une académie ou vous créez une croissance organique en montrant des preuves sociales (très long, mais avec un engagement très fort)

        Dans tous les cas

        1. Lancer un pilote avec un module et un petit groupe de personnes clefs ou proches de vous.
        2. Analyser les retours et améliorer la structure.
        3. Déployer progressivement d’autres modules et inclure plus de collaborateurs.

         

        Vous pouvez aussi lancer plusieurs types de contenus:

        • Articles de blogs
        • Forums en ligne sur des thématiques data
        • newsletters
        • Communautés d’expertises
        • Learning (long / court selon vos préférences)
        • et tout autre format que vous aimez, soyez créatifs. Il n’y a pas qu’une seule manière d’apprendre

         

        N’oubliez pas de montrer l’impact de vos actions en mesurant le succès de vos efforts: comme la participation (nombre d’inscriptions, utilisateurs actifs, taux d’achèvement, niveaux d’engagement), le développement des compétences (à travers les assessments), changement de comportement (par exemple, interaction avec les données – rapports d’utilisation, temps d’analyses) et bien d’autres.

         

        LA chose à ne pas oublier: avoir le leadership impliqué

        Souvent la data n’est pas priorisée car elle est évidente ou pas assez Métier. Et c’est d’autant plus vrai dans les grandes entreprises. Résultats:

        • L’apprentissages des sujets data n’est pas considéré
        • La donnée ne s’améliore pas
        • Les rapports ne sont pas bons par exemple
        • Le Leadership prend une mauvaise décision et ne remet pas en cause les données
        • et ça boucle.

        Les programmes d’apprentissages data avec le plus d’impacts viennent des entreprises ou le Leadership comprend la valeur et sponsorise les actions. Sans engagement fort, les employés ne sont pas motivés pour en apprendre plus (Trust me, je l’ai vécu). Aussi, il va être plus long d’impliquer les personnes à participer de manière sérieuse à vos évènements / formations.

        Vous devez donc tester plusieurs choses comme:

        • Encourager la formation en valorisant les employés qui montent en compétence.
        • Demander à votre leadership un style participatif, où la culture de l’apprentissage est encouragée.
        • Demander à donner l’exemple : suivre eux-mêmes certaines formations. Le coup de poker est la publication d’un message que le learning a été réalisé sur LinkedIn.

        L’optimisme comme moteur du changement

        Mettre en place une académie data, ce n’est pas seulement former des employés, c’est créer une culture d’innovation et d’apprentissage continu. D’ailleurs, gardez en tête que l’univers de la data c’est passionnant, fun et évolutif. Intégrez ce mindset dans votre comportement et actions si vous créez une académie data.

        Prêt à commencer aujourd’hui ?

        📩 Vous souhaitez en savoir plus sur la mise en place d’une académie data dans votre entreprise? Contactez-nous directement ou partagez votre expérience en commentaire !

      • La collaboration dans l’ère intelligente – Tendances data en 2025

        La collaboration dans l’ère intelligente – Tendances data en 2025

        La collaboration dans l’ère intelligente, C’est le thème du World Economic Forum 2025.

        “Quelque chose de profond se passe à l’intersection du potentiel humain et des capacités technologiques. Nous ne parlons plus de l’IA comme d’un concept distant et abstrait, mais comme d’un outil aux possibilités immenses, intégré dans nos vies et redéfinissant fondamentalement notre compréhension de la valeur, de la connexion et du progrès.

        Il est clair que les capacités que l’IA nous offre sont bien plus nuancées que de simples remplacements technologiques. Cette nouvelle ère concerne plutôt la relation complexe entre l’intelligence humaine et l’intelligence machine. Dans cet Âge Intelligent, les percées les plus passionnantes ne concernent pas ce que l’IA peut automatiser et remplacer, mais ce qu’elle peut augmenter.”

        Aussi, le contexte économique et budgétaire des entreprises est en à prendre en compte, ce qui va ajouter une pression supplémentaire pour garantir le ROI des projets data. Découvrez les tendances et défis des équipes data 2025 dans cet article avec les 5 tendances data (au-delà de la tech).

         

        1. Renforcer la confiance dans les données

        L’accès aux données ne garantit pas leur utilisation par les employés si la confiance n’y est pas. D’autant plus où l’enjeu de prouver que les données sont de confiance est grandissante. Les données doivent répondre à certains critères qualité essentiels : elles doivent être accessibles, fiables, compréhensibles et à jour, mais également faciles à trouver si l’on veut démocratiser leur utilisation.

        Créer ce rapport de confiance nécessite que les équipes data et tech travaillent en étroite collaboration avec les équipes Métier, afin de comprendre leurs besoins et d’améliorer la qualité des données (notamment les plus critiques).

        En résumé en 2025, c’est l’année où la standardisation des données ainsi sur leur audit devient la norme, pour créer comme des filigranes data.

         

        2. Gouvernance des Données by design

        La protection des données n’est pas seulement une exigence légale, mais aussi une nécessité commerciale. Gartner® prévoit que d’ici 2025, 75 % de la population mondiale sera couverte par des réglementations récentes sur la confidentialité des données. Ainsi, la gouvernance des données à travers différents prismes, continue à être sur le devant la scène et les entreprises qui parviennent à mettre une gouvernance solide en garantissant la protection et confidentialité des données renforcent la confiance des employés et clients.

        💡 La nouveauté 2025: L’IA générative va permettre d’automatiser la gouvernance et surveiller de manière plus fine, les flux de données, l’application des règles data, etc.

         

        Les Données et les “Produits de Données” ou data products deviennent une nouvelle norme

        En 2025, les données et les data products formalisés continuent à progresser (concept venant des data mesh en data analytics). Ces data products permettent de rendre la données déjà formattée et disponibles sur des platformes, permettant d’aller un cran plus loin dans la démocratisation des données et et le self-service avec les applications low-code et no-code.

        Ce self-service va réellement permettre de réduire les les goulots d’étranglements sur les équipes IT, améliorer le time-to-market des actions. Cependant, cela ne fonctionnera qui se la gouvernance est réellement adoptée.

         

         

        3. Data Fabric : Débloquer l’Intégration des données sans couture

        Source: Hyperight

        Le data fabric émerge comme une architecture transformatrice, intégrant des sources de données disparates à travers des environnements complexes pour éliminer les silos et permettre un accès fluide aux données. En tissant une architecture de données unifiée, les organisations peuvent améliorer l’efficacité opérationnelle et accélérer l’innovation dans divers secteurs.

        Dans le domaine de la santé, le data fabric rationalise la gestion des informations des patients, soutenant les avancées en médecine personnalisée et stimulant les percées en recherche. Dans le secteur financier, il améliore les processus d’analyse des risques et assure une conformité robuste aux normes réglementaires.

        À mesure que de plus en plus d’organisations adoptent des services basés sur le cloud et des écosystèmes de données de plus en plus complexes, la pertinence du data fabric continuera de croître, consolidant son rôle en tant que technologie fondamentale pour l’innovation et l’excellence opérationnelle.

         

         

        4. Les premiers résultats des réglementations

        CSRD et EU AI ACT sont entrés en vigueur en 2024 et attendent les premières publications publiques en 2026 pour les grandes entreprises. On s’attend alors à des priorisations de projets dans ces aspects, surtout autour d’outils data pour la CSRD, aidés par de nouvelles plateformes de données et des modèles de machine learning. De plus, des outils plus matures sur les marchés permettront d’auditer efficacement les risques liés aux outils de GenAI.

        Ces initiatives devraient également pousser les entreprises à renforcer leurs capacités en matière de gouvernance des données et de transparence algorithmique, afin de se conformer aux exigences réglementaires tout en maintenant la confiance des clients/stakeholders.

         

         

        5. Les agents IA, nouvelles stars

        Source: MIT Sloan Review

        L’IA Agentique — Le Type d’IA qui effectue des tâches de manière indépendante. Et son ascension semble inévitable : tout le monde des fournisseurs techs aux professionnels data sont enthousiasmés par la perspective d’avoir des programmes d’IA collaborant avec les humains, pour effectuer de véritables tâches au lieu de simplement générer du contenu, bien que personne ne soit tout à fait sûr de la manière dont cela fonctionnera. Ce qui est a peu prêt certain c’est les premiers agents IA seront pour les petites tâches internes structurées avec peu d’argent en jeu (par exemple, aider à changer votre mot de passe du côté informatique, ou réserver des congés dans les systèmes RH).

        Le MIT Sloan, pense qu’il y aura (et il y a déjà, dans certains cas) des bots génératifs d’IA qui exécuteront les ordres des gens pour des tâches spécifiques de création de contenu. Il faudra plus d’un de ces agents pour accomplir quelque chose de significatif, comme faire une réservation de voyage ou effectuer une transaction bancaire. Mais ces systèmes fonctionnent toujours en prédisant le mot suivant, ce qui peut parfois entraîner des erreurs ou des inexactitudes. Il y aura donc encore besoin que des humains les surveillent de temps à autre.

        En ce sens, il y a peu de chances que les entreprises laissent ces agents se débrouiller seuls avec de vrais clients dépensant de l’argent réel de sitôt. Et en conséquence, il n’y aura pas d’impact majeur sur l’emploi à cause des agents IA en 2025.

        Le mot de la fin

        C’est une nouvelle année riche en perpective, innovation dans le monde de la data. Restez connectés sur le blog pour suivre les actualités. 😊

        Très belle année 2025 à tous,

        Laura

      • Les données des fournisseurs pour améliorer la transparence

        Les données des fournisseurs pour améliorer la transparence

        Salut la Team 👋

        Connaître parfaitement les données de vos fournisseurs, et les maîtriser réellement, est devenu un excellent moyen de garder une longueur d’avance face aux complexités des relations fournisseurs et de la dynamique de la chaîne d’approvisionnement.

         

        Vendor ou Supplier – quelle différence ?

        Le quoi et le pourquoi des données des vendors (vendeurs) et des suppliers (fournisseurs) sont des questions pertinentes, car les termes sont souvent utilisés comme synonymes. Pourtant, ils reflètent des relations distinctes :

        • Supplier : Le partenaire en amont de la chaîne, qui fournit des matières premières ou produits semi-finis (relation B2B).
        • Vendor : Le partenaire en aval qui vend des produits finis au consommateur final (relation B2C).

        Pour un fabricant de biens de consommation, par exemple :

        • Les suppliers fournissent les ingrédients ou matériaux pour la fabrication.
        • Les vendors sont des distributeurs, détaillants ou grossistes qui se chargent de la vente au détail.

        Cette distinction est essentielle pour structurer vos données selon les flux de votre chaîne d’approvisionnement.

        Données fournisseurs : où sont-elles utilisées ?

        Avec des données fournisseurs fiables, vous améliorez vos processus en y ajoutant de la transparence et de la précision. Elles interviennent dans des départements clés :

        📦 Approvisionnement et logistique : Identifier les fournisseurs, gérer les commandes et planifier les réceptions.

        💼 Finance et comptabilité : Assurer une facturation correcte, éviter les fraudes et suivre les conditions de paiement.

        📞 Gestion des relations fournisseurs (SRM) : Maintenir des relations solides grâce à une communication et une évaluation performante.

        📜 Conformité légale et réglementaire : Vérifier la légitimité (ex. : SIRET, certificats) et répondre aux exigences légales.

        🔍 Analyse des risques : Identifier les points faibles dans votre chaîne d’approvisionnement et agir de manière préventive.

        Exemple : Une entreprise de fabrication industrielle qui intègre des données consolidées a pu réduire de 15 % ses coûts logistiques en optimisant les flux fournisseurs.

        Les attributs essentiels des données fournisseurs

        Les données suppliers peuvent être divisées en 2 catégories principales: les données avec des sources de données internes (Comptabilité, facturation, devis etc.) et des sources de données externes (informations publiques, indice crédit, etc.).

        Voici les principales catégories à intégrer dans une fiche fournisseur :

        1. Identité : Nom de l’entreprise, SIRET/SIREN (France), adresse et coordonnées complètes.
        2. Détails contractuels : Conditions générales, historique des relations, termes spécifiques.
        3. Finances : IBAN/SWIFT, conditions de paiement.
        4. Conformité : Certifications (ISO 9001, 14001), attestations fiscales et sociales.
        5. Performances : Respect des délais, qualité des livraisons.
        6. Catalogue produit/service : Tarifs, délais de livraison, volumes minimums.

        Comment améliorer la qualité des données fournisseurs ?

        Une gestion efficace des données nécessite de s’impliquer. Voici comment procéder :

        ➡️ Standardisation des données : Uniformisez les formats (ex. : SIRET, adresses). Créez un glossaire et un dictionnaire de données pour garantir une cohérence dans les systèmes.

        ➡️ Validation : Automatisez les vérifications (ex. : contrôler le SIRET avec l’INSEE).

        ➡️ Mises à jour régulières : Adoptez un cycle de mise à jour périodique, notamment pour les coordonnées bancaires, nouveaux contrats ou certifications.

        ➡️ Gouvernance des données : Assurez un contrôle via des Data Stewards et Data Owners responsables de la qualité et des mises à jour.

        ➡️ Centralisation : Investissez dans des outils SRM (Supplier Relationship Management) comme SAP Ariba ou Coupa. Ces solutions facilitent la gestion consolidée des données dans un système unique.

        L’intégration des outils technologiques dans la gestion des données

        Les outils SRM permettent de regrouper et d’exploiter les données de manière centralisée. Voici quelques options populaires et ci-dessous le Magic quadrant de Gartner:

        • SAP Ariba : Une solution globale pour les achats et la gestion des fournisseurs.
        • Coupa : Spécialisée dans la gestion des dépenses et des relations fournisseurs.
        • Jaggaer : Orientée sur la gestion stratégique des fournisseurs et des risques.

        Focus sur la conformité et la réglementation

        Dans un contexte où les exigences légales évoluent (ex. : RGPD en Europe, normes ESG), il est crucial d’intégrer ces aspects dans votre gestion des données.

        • Certifications ISO : Permettent de vérifier la qualité et la durabilité des fournisseurs.
        • Données RGPD : Assurez-vous que les données des fournisseurs sont traitées en conformité avec les réglementations sur la vie privée.

        La fin en quelques mots 

        Les données fournisseurs sont bien plus qu’un fichier Excel : elles constituent un levier pour améliorer l’efficacité opérationnelle et renforcer la résilience de l’entreprise.

        Investir dans des outils, structurer des processus solides, et former vos équipes sur la gestion des données peut transformer une gestion opérationnelle en une stratégie gagnante.

        Vous souhaitez en savoir plus sur la gestion des données et son impact ? Découvrez mon programme de formation Data Manager : une formation en 2 jours pour maîtriser les bases de la gestion des données et construire une stratégie de gestion des données data orientée performance 🔥.

        À bientôt !
        Laura

      • Pourquoi nous devons combler les compétences data pour l’avenir

        Pourquoi nous devons combler les compétences data pour l’avenir

        Deux ans : c’est désormais la durée moyenne d’une compétence, selon l’OCDE. L’accélération de la digitalisation des entreprises depuis le Covid-19, la popularisation de l’intelligence artificielle (IA) et son adoption augmentant dans toutes les sphères de notre vie, la compréhension des données ainsi sur son contrôle humain est essentiel pour assurer un futur transparent et éthique.

        En tant que professionnels, nous avons la responsabilité de former, de permettre la montée en compétences (upskilling) ou la reconversion (reskilling) des talents pour qu’ils puissent utiliser l’IA efficacement, tout en étant équipés pour s’adapter à l’environnement de demain.

        L’un des aspects souvent sous-estimés est que ces compétences ne concernent pas seulement le domaine technique, mais aussi la capacité à comprendre les enjeux sociaux et juridiques liés à la data et l’IA.

        Selon IBM, les dirigeants estiment que 40% de leurs employés auront besoin d’être reformés à cause de l’implémentation de l’IA et de l’automatisation dans les trois prochaines années. Cette transformation implique aussi bien des compétences techniques que des compétences plus « humaines », comme l’interprétation des données.

        En tant que Data Manager et Learning addict, je considère que la littérature des données, ou data literacy, fait partie des compétences que tout employé devrait avoir, afin d’être mieux préparés aux enjeux d’aujourd’hui et demain.

         

         

        Qu’est-ce que la Data Literacy? Des compétences clefs pour l’avenir

        La data literacy, ou la littératie des données, désigne la capacité à lire, comprendre, créer et communiquer des données de manière appropriée. Cela dépasse l’utilisation des outils, pour inclure une véritable compétence critique en matière d’interprétation et de prise de décision.

        Elle inclut la capacité à comprendre les données, à les analyser avec des outils spécifiques, et à en tirer des conclusions pour prendre des décisions fondées sur ces données. DataCamp a d’ailleurs développé un framework modulaire très complet pour structurer ces compétences.

        On peut ainsi regrouper la data literacy en trois grands piliers principaux :

        • Lire : Savoir analyser les données, comprendre les indicateurs clés de performance (KPI) et les facteurs déterminants.
        • Rédiger : Être capable de créer ou modifier des tableaux de bord, ainsi que des modèles de données pour rendre les informations plus compréhensibles.
        • Communiquer : Présenter, discuter et poser les bonnes questions sur les données pour éclairer les décisions.

        En fonction des évolutions rapides du domaine des données, j’ajoute deux autres piliers pour mieux refléter les exigences actuelles :

        • Manipuler: Être capable de créer, modifier et partager des données, impliquant des compétences plus techniques, telles que le développement, la modélisation, ou l’ingénierie des données. Ce pilier est essentiel pour ceux qui travaillent directement avec les outils d’analyse ou d’ingénierie.
        • Diriger: Utiliser les données pour prendre des décisions stratégiques. Cela inclut non seulement la capacité à interpréter des données complexes, mais aussi à les traduire en actions concrètes et des décisions d’investissement.

        Adapter les compétences selon les profils

        Tout le monde n’a pas besoin de maîtriser l’ensemble de ces piliers de manière égale. Les compétences requises varient en fonction des rôles et des responsabilités. Par exemple, un business analyst doit être capable de lire et de parler des données de manière avancée, alors qu’un data scientist aura besoin de maîtriser la lecture et la manipulation des données à un niveau beaucoup plus technique.

        Cette distinction permet d’établir des parcours de formation adaptés, optimisant ainsi le temps et les ressources tout en s’assurant que chaque employé dispose des compétences adéquates à son rôle.

        Ainsi la création de personas permet de mettre en lumière ces différences. Ces profils facilitent non seulement la priorisation des besoins en formation, mais aussi la définition des compétences attendues pour chaque rôle.

         

        Cinq personas pour mieux comprendre les rôles liés aux données

        Lors de la mise en place de formations pour des clients, je m’appuie sur cinq types de personas pour structurer la montée en compétences :

        • Data Consumer : Utilisateur des données qui consulte et exploite les informations sans nécessairement les manipuler techniquement.
        • Data Citizen Practitioner : Employé ayant une bonne maîtrise des données et qui les utilise régulièrement pour prendre des décisions dans son domaine sans être un spécialiste technique.
        • Data Practitioner : Professionnel qui manipule, analyse et gère les données dans le cadre de ses activités, avec des compétences techniques spécifiques (ex. : data analyst).
        • Data Expert : Spécialiste ayant une expertise approfondie dans un domaine lié aux données, capable de gérer des projets complexes et d’apporter des solutions pointues.
        • Data Leader : Responsable stratégique des données, en charge de la gouvernance, et de l’orientation des initiatives liées aux données.

        Ces personas permettent d’aligner les formations et les besoins de compétences sur les rôles stratégiques, garantissant ainsi que chacun évolue dans un cadre clair et adapté à sa fonction. Il est néanmoins important de mettre ces personas en regard de votre société, car chaque organisation est différente.

         

        Comment développer un programme de Data Literacy?

        Pour préparer l’avenir, la montée en compétences (upskilling) et la reconversion (reskilling) des talents sont indispensables. Un programme de data literacy bien conçu doit être accessible à tous les niveaux et adaptable aux besoins spécifiques de chaque rôle.

        Voici quelques exemples d’actions concrètes que vous pouvez mettre en place :

        • Former les employés avec des méthodes variées : formations en ligne, présentiel, ou modèles hybrides (blended learning).
        • Organiser des rencontres pour favoriser les échanges et les retours d’expérience, comme des « petits-déjeuners données » qui sont souvent efficaces pour engager les collaborateurs.
        • Lancer des concours internes autour de la data pour dynamiser l’apprentissage tout en favorisant l’innovation.
        • Communiquer régulièrement sur l’importance des données dans les prises de décisions stratégiques, que ce soit via des newsletters, des podcasts ou des communautés internes dédiées. (vous pouvez vous inspirer du compte instagram @bymadafr)

        Une autre stratégie gagnante consiste à encourager la collaboration autour des projets de données, ce qui favorise la transversalité et la compréhension globale des enjeux.

        Bref, il existe plein de manière de s’amuser! 

        La conviction BYMADA – Vers une démocratisation des compétences en données

        La data literacy n’est plus un luxe, mais une nécessité. Dans un monde de plus en plus axé sur les données, les entreprises et leurs employés doivent maîtriser cette compétence pour rester compétitifs.

        Dans la continuité de démocratiser la gestion des données, mais aussi donner les clefs à travers le partage d’expérience, j’ai développé un programme Data Manager. Ce programme se déroule sur 2 jours en présentiel, afin d’acquérir les fondamentaux, avec l’objectif de vous aider à construire une stratégie simple mais efficace de gestion des données, et prendre action!

        Ce programme est autour de 6 modules :

        • Introduction au data management
        • Le monde du Data Modeling
        • Les fondamentaux de la Data Quality
        • Data Security – Protégez vos données comme vous le devez
        • Data Governance ou comment orchestrer les processus et collaborateurs
        • Change Management – Créer une culture data qui vous correspond
        • Une montagne de bonus.

        Si ce programme vous intéresse pour former vos collaborateurs, voici la suite.

      • Collecter des données avec les Loyalty Program

        Collecter des données avec les Loyalty Program

         Salut 👋,

        Si vous vendez fréquemment des produits (en ligne ou physique), cet article est fait pour vous.

        Dans un monde où l’hyper-personnalisation et les connexions sont devenus des leviers essentiels pour attirer et fidéliser les clients, les programmes de fidélité (Loyalty Programs) sont devenus un outil incontournable pour les entreprises. Mais au-delà des récompenses, des points et des remises, ces programmes permettent aux marques de collecter une mine d’informations très intéressant sur leurs clients.

        Je ne vais pas m’attarder sur les types de Loyalty programs mais plutôt sur l’aspect des données générées.

        🪄 Comment les programmes de fidélité collectent-ils les données ?

        Un programme de fidélité, qu’il soit physique (carte à scanner en magasin) ou digital (application mobile, site web), repose sur la création d’un compte client. À partir de là, vous pouvez capturer une variété d’informations.

        • Données démographiques : Nom, âge, genre, adresse, etc. Ces informations de base permettent d’établir le profil du client.
        • Historique des achats : Chaque achat effectué avec la carte de fidélité ou l’application est enregistré, permettant de suivre les préférences et les habitudes d’achat du client.
        • Comportements en ligne : Avec les programmes numériques, les marques peuvent suivre les interactions sur leurs plateformes, comme les produits consultés, les paniers abandonnés ou les clics sur certaines catégories.
        • Données de géolocalisation : Dans les applications mobiles, les entreprises peuvent parfois accéder à des informations sur les lieux visités, permettant de mieux cibler les offres locales ou de personnaliser les messages.
        • Préférences personnelles : Via des sondages ou des quiz, les programmes de fidélité peuvent demander aux utilisateurs de préciser leurs goûts, leurs centres d’intérêt, ou même leurs intentions d’achat à venir.

        Au-delà de l’intérêt de créer une rétention client (car le coût d’acquisition devient de plus en plus élevé), grâce aux données vous pouvez mieux connaître votre clientèle. En créant aussi une interaction constante et enrichissante qui est win-win, vous pouvez-préciser la connaissance que vous avez de vos clients.

         

        🔜 Aller plus loin avec l’IA générative: petit à petit on voit des marques insérer de l’IA dans les programmes de fidélité permettant d’aller plus loin dans la collecte et l’analyse de données. Voici 3 exemples: 

        • La détection et la prévention des fraudes sont beaucoup plus rapides et se font en temps réel, et la plupart des marques l’utilisent, par exemple AMEX l’utilise pour détecter si les utilisateurs ne fraudent pas pour obtenir plus de points.
        • La société Persado permet de générer et analyser tout type de contenus (emails, sms, communiqués etc.) de manière ultra-personnalisé. Carrefour, GAP, COACH sont clients!
        • Plusieurs sociétés du type Viable, permettent d’analyser le contenu des retours clients, ou conversations chat pour analyser plus efficacement les retours clients.  

        Bref plein de nouvelles idées vont émerger à l’avenir pour rendre les Loyalty Programs toujours plus unique pour chaque client.

         

        🩷 Bienvenus dans le monde du Retail Analytics

        Si vous lancez un Loyalty Program, avant de procéder à l’analyse des données, vous devez avoir une idée claire de votre objectif final en ce qui concerne votre programme de fidélité, car le type de données à collecter peut varier.

        La Harvard Business Review a interrogé en 2019, 400 entreprises de grands secteurs d’activité du monde entier pour voir comment elles utilisaient leurs programmes de fidélité. Ces statistiques sur les programmes de fidélité client peuvent vous aider à orienter la conception de votre programme:

        • 65 % des entreprises utilisent leur programme de fidélité pour attirer de nouveaux clients.
        • 57 % des entreprises indiquent que leur objectif principal est de renforcer les liens émotionnels entre leur marque et leurs clients.
        • 50 % utilisent leur programme de fidélité pour obtenir des informations et des données sur leurs clients.
        • 42 % des entreprises utilisent leur programme de fidélité client pour vendre des produits et des services de manière croisée (cross-selling).
        • 31 % des programmes de fidélité sont conçus pour augmenter les dépenses des clients ou augmenter les visites sur les sites de e-commerce.

        Votre programme de fidélité est-il lancé pour fidéliser la clientèle ou pour recueillir l’avis et les commentaires des clients ? En fonction, vous collecterez des données différentes. Retrouvez quelques exemples dans cet article des programmes des plus grands retailers.

        Analyser les résultats des programmes de fidélité

        L’analyse des données est critique pour évaluer l’efficacité de votre programme de fidélité client. Les données de fidélité aident à comprendre si le programme produit les avantages souhaités. Elles aident à :

        • Étudier les habitudes des clients : cela implique d’examiner les habitudes des consommateurs qui ont échangé des points de fidélité par rapport à ceux qui ne l’ont pas fait.
        • Déterminer la récompense : en exploitant l’historique des achats, les détaillants peuvent concevoir les récompenses les plus adaptées à chaque client.
        • Clarté et profondeur : l’analyse des données offre une compréhension plus approfondie des mécanismes des programmes de fidélité client.
        • Déterminer les détails : les détaillants peuvent identifier précisément ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas grâce à l’analyse des données.
        • Concevoir des stratégies marketing : l’analyse des données permet aux détaillants d’obtenir des informations plus approfondies pour concevoir des stratégies marketing post-campagne visant à maximiser la satisfaction des clients.
        • Optimiser vos opérations supply: En analysant, vous pouvez optimiser la gestion de vos stocks et le time-to-market pour faciliter la vie de vos clients.

         

        🖍️ Les enjeux et défis de la collecte de données via les programmes de fidélité

        Bien que la collecte de données via les programmes de fidélité soit extrêmement bénéfique, la collecte peut ne pas être aussi simple face à des enjeux éthiques, techniques et réglementaires.

         

        🔘 La protection des données personnelles

        Le premier enjeu est évidemment, est la confidentialité des données et les règlementations associées (RGPD, HIPAA etc.). Vous devez vous montrer particulièrement vigilant sur la manière dont elles collectent, stockent et utilisent les données personnelles des clients.

        Cela implique de demander des consentements explicites, expliquer le pourquoi, collecter les données seulement nécessaires, et de permettre aux clients de contrôler ou supprimer leurs informations à tout moment.

         

        🔘 La sécurité des données

        Les programmes de fidélité collectent souvent des données sensibles. Il est donc essentiel de mettre en place des mesures de cybersécurité robustes pour éviter toute fuite ou vol de données. Un incident de ce type peut non seulement nuire à la réputation d’une entreprise, mais aussi entraîner des sanctions financières sévères.

         

        🔘 L’équilibre entre personnalisation et intrusion

        Bien que la personnalisation soit un objectif clé, il est important de ne pas franchir la ligne entre une offre pertinente et une perception d’intrusion dans la vie privée du client, au risque de provoquer des réactions négatives envers votre marque.

        La fin en quelques mots 

        Les programmes de fidélité sont bien plus que des outils marketing : ils sont une véritable mine d’or de données pour les marques qui savent les exploiter correctement. En comprenant mieux leurs clients, en personnalisant les offres et en optimisant leurs opérations, les entreprises peuvent renforcer leur compétitivité tout en augmentant la satisfaction de leurs clients.

        Cependant, ces avantages s’accompagnent de responsabilités. La gestion des données doit être menée avec soin, en respectant les lois et les attentes des consommateurs en matière de protection de la vie privée. En relevant ces défis, les entreprises pourront maximiser les bénéfices de leurs programmes de fidélité tout en conservant la confiance de leurs clients.

        💣 Vous souhaitez aller plus loin dans la gestion de vos données ? Venez découvrir le programme Data Manager.

        Have fun!
        Laura

        Pour aller plus loin, HBR vient de récemment publier cet article (sept 2024 – en anglais): Why Loyalty Programs Fail

        Résumé de l’article: Les programmes de fidélisation efficaces incitent les clients à adopter des comportements désirables, à fidéliser les clients et à générer un retour sur investissement élevé. Les programmes peu performants souffrent de problèmes tels que des aspects économiques médiocres, un manque de connaissances des clients et un faible engagement. Six techniques peuvent aider à réorganiser un programme peu performant : 1) Établir un profil précis des clients ; 2) Connaître ce que ces clients apprécient ; 3) Concevoir une accroche convaincante ; 4) Que les jeux commencent ; 5) Construire une communauté ; et 6) Envisager un écosystème avec des partenaires.

      • Le guide pratique #1 sur la qualité des données

        Le guide pratique #1 sur la qualité des données

        Salut 👋,

        La qualité des données est un facteur clé de succès pour toute initiative de gestion de projets, qu’elle soit axée sur l’analyse de données, la mise en œuvre de systèmes d’information, ou le pilotage d’activités opérationnelles. C’est pourquoi je voulais écrire un guide sur ce thème.

        Des données de mauvaise qualité peuvent conduire à des analyses erronées, des décisions incorrectes, et des inefficacités opérationnelles (en résumé, perdre de l’argent). En 2021, Gartner estimait que chaque année, la mauvaise qualité des données coûtait aux entreprises en moyenne 12,9 millions de dollars. Assurer une bonne qualité des données permet non seulement de minimiser les risques mais aussi d’optimiser les performances des projets.

        Ce guide vous aidera à comprendre les concepts fondamentaux de la qualité des données, les critères pour évaluer cette qualité, et les meilleures pratiques pour maintenir un niveau élevé de qualité dans vos projets.

         

        S’il y a une définition à retenir 👇

        La qualité des données se réfère à l’exactitude, la cohérence, la complétude, la fiabilité, et la pertinence des données utilisées dans un projet ou un processus.

        La qualité des données est-elle mesurable?

        La réalité, c’est comme nous souhaitons une paire de chaussures robuste et à son pied (en regardant la qualité du cuir, les coutures, l’imperméabilité etc.), les données ont également des critères pour être de qualité. Nous appelons ces critères des dimensions.

        Toutes les sociétés possèdent des règles de qualité des données, implicites ou explicites, mais celles-ci sont généralement dispersées dans tous les départements et projets, sans aucune considération d’unicité, de standardisation, de gouvernance et de réutilisation.

        Donc pour mesurer la qualité des données, voici les 6 dimensions les plus communes et admises par tous:

        Dimensions JIRA ou SharePoint afin de créer un portail simplement en quelques heures et pouvoir suivre l’ensemble des modifications.

        Il existe également des outils plus avancés qui permettent de définir des modèles de données, une sémantique et des règles communes nécessaires pour nettoyer et valider les données, puis de définir les rôles des utilisateurs, etc. Cependant, commencez SIMPLE 🎉

         

        Qui manage la qualité des données au quotidien?

        Prendre des décisions avec des données auxquelles on ne peut pas faire confiance est effrayant, non? Et pourtant, c’est une pratique trop courante, même dans les équipes de data les plus compétentes et les plus expérimentées. Dans les salles sombres des équipes data nous aimons dire, “Garbage In, Garbage Out” (déchets en entrée, déchets en sortie). C’est une affirmation vraie, mais dans le monde d’aujourd’hui, est-ce suffisant ?

        Les entreprises consacrent du temps, de l’argent et des ressources à l’achat de solutions (parfois plusieurs millions d’euros) et à la constitution d’équipes pour gérer toute cette infrastructure, avec le rêve de devenir un jour une machine bien huilée et “data-driven”. Mais des problèmes de données peuvent survenir à n’importe quelle étape du pipeline, de l’ingestion au déploiement. Cependant, de simples comptages de lignes, des scripts ad-hoc et même des conventions de qualité des données standard lors de l’ingestion ne suffiront pas. Les problèmes peuvent arriver à tout moment dans le pipeline, avec des impacts démultipliés sur vos rapports ou proces finaux. Cependant régler la qualité des données seulement par des contrôles ou des scripts à une limite.

        C’est pourquoi la gouvernance des données instancie des rôles. Ces rôles permettent de responsabilser et formaliser les employés sur leur sur les données pour en prendre soin (comme les produits vendus dans un business). Il y a en a 3 à retenir:

        • Data Owner
        • Data Steward
        • Data Custodian

        👉 Je vous invite à lire cet article pour en savoir plus: Data Steward : son rôle dans une organisation

        Pour l’anecdote, lors d’un projet de déploiement de Master Data, un responsable Métier avec qui j’ai discuté, m’a dit qu’en moyenne, son équipe de CRM analyst (environ une 20aine) mettait une journée par semaine pour vérifier manuellement les problèmes de données dans leur CRM (avant d’envoyer des campagnes marketing à des clients). Cela prenait encore plus de temps, lors de la préparation de grands évènements. Calculez-donc le salaire sur une journée x 20 personnes ou encore cela représente environ 560 heures par mois qui auraient pu être consacrées à des activités à forte valeur ajoutée pour les clients!

         

        7 meilleures pratiques pour assurer la Qualité des Données

        ✔️ Gouvernance des Données: Un processus de gouvernance des données doit être établi pour définir les responsabilités, les normes, et les procédures à suivre pour maintenir la qualité des données.

        ✔️ S’équiper (mais simplement): Des outils logiciels peuvent être utilisés pour surveiller, nettoyer, et enrichir les données. Ceux-ci incluent des logiciels de validation des données, des solutions de master data management (MDM), et des plateformes de data governance.

        ✔️ Surveiller comme un moniteur vos données : Mettez en place des mécanismes de surveillance pour détecter et corriger les problèmes de qualité des données en temps réel. Des audits réguliers permettent également de garantir que les normes de qualité sont respectées sur le long terme.

        ✔️ Gestion des données manquantes et des anomalies: Développez des processus pour traiter les données manquantes et identifiez les anomalies qui pourraient indiquer des erreurs de saisie ou de transformation.

        ✔️ Créez votre bibliothèque sur les données: Documentez les sources de données, les transformations appliquées, et les règles de qualité. Les métadonnées aident à tracer l’origine et les transformations des données, facilitant ainsi la résolution des problèmes.

        ✔️ Former et encrer la data dans la culture de l’entreprise : Assurer que toutes les stakeholders comprennent l’importance de la qualité des données et sont formées aux meilleures pratiques de gestion des données.

        ✔️ Incitez au partage: les données sont partagées dans toute l’entreprise, dans plusieurs départements et donc par plusieurs équipes. Encouragez la collaboration entre les différents départements pour partager les meilleures pratiques, les défis, et les solutions concernant la qualité des données.

         

        5 Étapes clés pour améliorer la Qualité des Données

        🏁 Audit initial de la Qualité des Données: Effectuez un audit initial pour évaluer la qualité actuelle des données et identifier les domaines nécessitant des améliorations.

        🎯 Définition des objectifs de Qualité: Établissez des objectifs clairs et mesurables pour la qualité des données, en alignant ces objectifs avec les besoins et les priorités du projet.

        💡 Plan d’Action pour l’Amélioration de la qualité: Développez un plan d’action détaillé pour atteindre les objectifs de qualité, y compris les responsabilités, les échéances, et les ressources nécessaires (gardez en tête la règle de 80/20 et commencez par les quick-wins peu coûteux et facilement corrigeables).

        ⚡️ Implémentation des changements: Mettez en œuvre les changements nécessaires, en veillant à minimiser les perturbations pour les utilisateurs finaux.

        📊 Mesure et suivi des résultats: Mesurez l’impact des actions prises sur la qualité des données, ajustez les stratégies en fonction des résultats obtenus et célébrez chaque victoire!

        La fin en quelques mots 

        La qualité des données est essentielle pour le succès de tout projet. En suivant les principes, les critères, et les meilleures pratiques décrits dans ce guide, vous pourrez garantir que leurs décisions sont basées sur des données fiables, précises et pertinentes. Le tout pour des succès durables.

        Vous vous souhaitez déléguer la mise en qualité de vos données ? ou besoin pour vos tableaux de bords PowerBI? N’hésitez-pas à nous contacter!

        Have fun!
        Laura

         

        Lire la suite pour compléter le guide
        👉 Qualité des données et LLM – l’essentiel à retenir
        👉 Ce que toute entreprise devrait savoir sur les données Magasins
        👉 Améliorer ses données clients ? Découvrez ma méthode en 3 étapes
        👉 Maximisez votre visibilité – Mettre en qualité la Donnée Produit